Des-Mots-Cracy

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Thème 1: Fermé
Thème 2: Ouvert

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J'écris un Drarry =3
En mode je kiff les fictions FMA yaoi Ed/Envy



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# Posté le dimanche 13 septembre 2009 10:05

Modifié le jeudi 26 novembre 2009 12:28

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# Posté le mercredi 16 septembre 2009 13:34

Modifié le mardi 24 novembre 2009 12:30

Thème n°1

Thème n°1
[FERME]

FIN LE 7/11/09


C'est exceptionnel qu'il y ait un texte par sujet.


Sujets.



Sujet 1 : Décrivez une scène sanglante, les textes les plus détaillés seront primés.

Sujet 2 : Ecrivez un texte sur ce que vous inspire cette photo.

Sujet 3 : Introduisez dans votre texte « revolver » ; « Amour » ; « avenir » ; « préservatif ».


11 Textes reçus.

Participants:

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# Posté le dimanche 13 septembre 2009 11:49

Modifié le mardi 03 novembre 2009 17:14

Texte 1

Texte 1
Sujet 1:


http://my-wutheringheights.skyrock.com/


Un soupir, pour la forme. Un sourire qui se veut désolé- trop léger pour paraître vrai. Et voilà qu'avant que je n'aie pu montrer les dents, elle fait demi tour. Ses cheveux sont magnifiques lorsqu'elle pivote, au tournant du premier couloir. Je suis maintenant seule occupante de la pièce. Je la blesse et je le sais : mais mes blessures m'importent plus. Je devrais m'appuyer contre le ciment et ainsi me relever, je devrais projeter la porte sur le mur en l'ouvrant, et partir à sa poursuite dans les dédales de la cave. Je sais que je devrais, et je me vois le faire aussi nettement que si c'était réel. Exactement comme lorsqu'on rêve, entre le sommeil et l'éveil, qu'on se redresse dans son lit : la sensation est la même, mais le résultat, non. Je devrais la rejoindre. Reconstruire entre nous ce lien agréable, fluide, qui nous avait un jour caractérisé. Je devrais, mais je reste avachie là. Mes blessures m'importent plus. Mon numéro m'importe plus.

J'agrippe l'arme blanche qui repose sur mon flan droit. Un joli couteau à cran d'arrêt. Un outil magnifique. Je fais étinceler l'acier sous les néons dégueulasses du plafond. Je peux voir le dessous, sale, de mon menton, où de petits sillons plus clairs zèbrent ma peau. Des larmes. Celles que mes yeux ont pleurées. Quelques cheveux gras viennent se coller à mes joues rougies, souillés. Des larmes. Celles que mes poignets ont pleurées. Mais je m'en soucie peu. Je tiens le couteau à bonne hauteur, car si moi je suis dans un état lamentable, lui doit rester brillant jusqu'à l'ultime instant.

Aujourd'hui, j'en finis avec la vie. Non pas qu'elle me lasse, mais j'ai une amante hautement plus attrayante qui m'attends à l'autre bout du chemin. Noire, inconnue et infidèle, peut être. Mais pleine de tellement de promesse. Avant de disparaître, je désire toutefois vivre l'extase terminale. Je ne mettrai pas de gants blancs : je me déchire les chairs depuis mes quinze ans. C'est un laps de temps considérable : la plupart des gens pratiquant l'automutilation viennent à bout de cet esclavage après peu, ou en meurent. Moi, je persiste. Tout simplement parce que mes motivations ne sont pas les mêmes. On parle souvent d'expiation, de masochisme.. Dans mon cas précis, il est question de puissance. La lame est devenue mon alliée dans cette quête de pouvoir, celui du droit de vie ou de mort.

La morior... J'ai essayé quelque fois d'abattre des animaux, sans trouver satisfaction comme je l'acquiert en jouant de ma personne, et n'ai pas eu le courage d'expérimenter mes théories sur les humains autres que moi-même.. Mais mon corps est un terrain de jeu aux ressources inépuisables. La douleur que je me suis infligée durant ces sept années sont les plus belles jouissances que m'aient procurées l'existence. Même les multiples psychotropes que j'ai consommés, Même elle, ne lui arrive pas à la cheville. Avant de mourir, je tenais à énoncer ceci : seul le pouvoir triomphe, et il n'y a pas plus grande puissance que celle de la fin.

J'embrasse mon amante d'acier, amoroso. Le rouge à lèvre qui y reste collé fait grandir mon excitation. J'en glisse le tranchant sur la courbe de mes mâchoires, la fait basculer vers ma jugulaire, sans pour autant appuyer sur le manche. L'impatience et le plaisir ont atteint leur paroxysme. C'est la parade amoureuse. Fidèle à moi-même, j'en baisse la garde pour mieux venir presser l'objet contre mon poignet, geste qui est devenu un rite depuis mes premières tentatives. Préliminaires. Je souris, je suis effrayante. Et le savoir me grise les sens encore plus. Les ébats vont déjà bon train. Mon corps maigre se tends sous la menace métallique, c'est le désir lui-même qui est appuyé contre ma peau brûlante. Cette lame m'a fait l'amour si bien et si souvent : Plus sagace que ce que quiconque m'a un jour procuré.

Lascivement, je m'agace en me piquant l'avant bras de la pointe de ma tendre, mea seducere cultellus, et fini par poser le geste décisif. Je propulse la main qui tient l'arme-la droite- vers mon épaule gauche, décrivant ainsi une croix de mes deux bras, puis je le ramène avec tension ce même bras vers son emplacement originel, après avoir inexorablement rapproché le bourreau et la victime. Comme si je jouais un air de violon, j'avance mon archet, le tire, le renvoie en pliant le coude, inlassablement sur les cordes ensanglantées de mon instrument, tant et si bien que l'impression d'être amputée ne m'est quasi plus étrangère. Aucune sensation. Je jouis, j'en crie, je m'en mords la langue. Prise d'une frénésie soudaine, je m'ouvre le sein gauche avec lenteur, à travers le tissu crasseux de mon sweat-shirt XXL, seul vêtement que je porte, outre une culotte garçonne vieillie et déchirée.

La beauté du moment est saisissante. Mon bras inanimé viens soulever mon buste de quelques centimètres, juste assez afin qu'il me soit possible d'y apposé avidement les lèvres. L'appétit insatiable, je bois la vie à même la vie. Je bois à la gorge de la grande matrice. Mon sexe gonfle, enfle, palpite. Je devrais avoir honte de mouiller comme je le fais, mais c'est le dernier de mes tourments. Je tète et quémande le sang à la manière d'un bébé sollicitant le lait de sa mère. Repue, je repose la nuque sur le mur humide, et renverse péniblement ma tête afin d'en apercevoir les fissures, à travers le papier peint qui s'en décolle à demi. Je reprends mon souffle. J'ai mal, mais cette douleur est la mienne, une souffrance désirée. Elle donne une toute autre teinte à mon supplice. Je ris. Je vomis. Plusieurs fois. Je chante. Quelques comptines sinistres. De mon cru. Je vomis encore, à plusieurs reprises. De la bile et du sang. Mon poignet me démange. Je souris à ma lame, mon aimée. Puis, je ferme les paupières. Je m'estompe, je m'étiole, j'expire, je trépasse.

# Posté le mardi 03 novembre 2009 16:39

Modifié le mardi 03 novembre 2009 17:05

Texte 2

Texte 2
Sujet 2 :


http://parole-empoisonnee.skyrock.com/


Larmes vermeilles


Des murs blancs. Atmosphère aseptisée. Des blouses blanches. Leurs lèvres s'entrouvrent et forment des mots que je ne saisis pas. Croiser leurs regards emplis de pitié m'est insupportable. Je détourne mes yeux des leurs pour m'attarder sur ton visage glacé. Le caressant du bout des doigts, je détaille chacune de ses courbes. Aucune larme ne monte. Je me sens vide. Je saisis un bout du tissu rugueux qui recouvre ton corps. Je le repousse doucement dévoilant ton bras inerte. Je pose mes yeux sur elles. Ces fines cicatrices qui strient ta peau blanche. Marqué à jamais. Hypnotiques elles attirent mon regard. Chacune d'elle me rappelle ta souffrance. Tout est si clair dans mon esprit. Comme si je m'étais tenue à tes côtés ce soir-là. Les images défilent devant mes yeux tel un mélodrame en noir et blanc avec pour seule touche de couleur ton sang vermeil.

Chaque soir, comme un automate, tu exécutes les mêmes gestes. Tu t'enfermes dans la salle d'eau où tu entrouvres la fenêtre. Tu éteins la lumière pour ne laisser que la faible lueur des réverbères éclairer la pièce. Tu fais couler doucement l'eau pour remplir la baignoire. Tu te déshabilles en prenant soin, comme toujours, de ne pas croiser ton reflet dans le miroir. Poser tes yeux sur ce corps souillé t'est insupportable. Ce soir-là, assise dans la baignoire, tu n'essayes plus de résister. C'est une belle nuit pour briller. Ta main tremblante saisi cet objet dont tu ne peux plus te passer. Besoin viscéral Ton geste bien qu'hésitant comme à chaque fois reste inévitable. Désir de souffrance. C'est la seule douleur dont tu as le contrôle. Tu fermes les yeux. La lame dure et froide glisse sur ta peau. Chacune des petites gouttes de sang viennent se mêler à l'eau du bain, lui donnant une jolie teinte rosée. Inspirant profondément tu profites de chaque onde de douleur. Douce torture. Mais ce n'est pas assez. Ce n'est plus suffisant. Tu souris sombrement. Des larmes salées se mêlant à des larmes amères. La lame s'enfonce un peu plus profondément.
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# Posté le mardi 03 novembre 2009 17:01

Modifié le mardi 03 novembre 2009 17:13

Texte 3

Texte 3
Sujet 3 :


http://london-is-a-rainbow.skyrock.com/


Ô mon amour, flèche transcendant mon c½ur, flèche fourmillant dans ma poitrine, flèche me tuant un peu plus chaque jour ... ! Je t'aime et pourtant je sais que c'est impossible, je t'aime et je te hais en même temps. C'est paradoxal n'est-ce pas ? Pourquoi existes-tu, pourquoi me tues-tu au fil du temps, m'achevant dans d'atroces souffrances ? Ton regard me dévore sans me voir, ton regard me balaye de haut en bas tout en me traversant, je suis transparente à tes yeux. Ô mon amour, péché de mon âme, feu de mes reins, meurs ! La rose rouge accrochée à ton veston se languit de mon parfum, elle se fane mais tu ne le vois pas, tes yeux sont posés sur cette ribambelle de femmes qui te lorgnent depuis des heures. Laquelle partagera ton lit cette nuit, laquelle volera ma place à tes côtés ? Une coupe de champagne, une valse avec ton frère, un baiser échangé en haut des escaliers m'assomment, un cri hystérique se perd dans ma gorge. Je te veux, je te désire à en mourir. Je me meurs rien que de penser à toi, à moi, à nous et à nos souvenirs. C'est un suicide lent qui se déroule en moi, le venin coule dans chaque cellule de mon corps, le brûlant par étape, le réduisant en cendres que tu prendras plaisir à souffler loin de toi. Une balle dans la tempe, tirée par ton revolver, serait bien plus efficace ; elle m'effacerait de ce monde en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Mais il y aurait les regrets par la suite, ou peut-être pas. Qui me pleurera si je décide d'en finir ? Certainement pas ton orgueil, ton orgueil qui te perdra, ton orgueil qui nous a perdu. L'avenir le dira. Ou pas. De la pluie sur le macadam, un taxi me frôle, une brise caresse mes épaules nues, je pleure. Je pleure de toi, je pleure de moi, je pleure de ton orgueil et de ma bêtise. Bousculade. Je trébuche, me rattrape à un réverbère. L'annonce d'un opéra accroche mes yeux, le rouge des écritures les agresse, les viole presque. Le son des violons résonne dans ma tête, je n'ai même pas besoin de rejoindre les bancs de ces vieux et de ces jeunes passionnés par le classique pour éprouver la même sensation. Chez moi c'est La Traviata tous les soirs, Verdi incendie le sang de mes veines chaque nuit où je suis seule ou mal accompagnée, mal accompagnée parce que ce n'est pas toi. Parce que ce n'est pas toi qui me sert dans ses bras, parce que ce n'est pas toi qui plonge ta langue entre mes lèvres, qui lève mes jupes pour jouir d'un corps aussi beau. Parce que tu es mort sous mes mains, mes caresses sont mortes sur toi depuis bien longtemps déjà. Un éclair me fustige, me sort de ma torpeur abrutie. Une cigarette, l'éclat d'un Dupont en or. Je ramasse mes jupons de soie tâchés des vestiges des passants de cette rue, de cette avenue qui est la plus belle du monde, parce que la plus belle de la capitale la plus visitée dans le monde. J'inspire le tabac, mes poumons se revigorent alors que je les tue à petit feu. Mon corps jouit de la mort, de sa mort. Je lève le bras, c'est mécanique, puis je m'abandonne sur un siège en cuir où je pleure. Encore. Je m'arrête après le Pont Neuf, je laisse mon sac dans la voiture, ça paiera ma course. Le chauffeur pourra s'envoyer en l'air avec le préservatif que j'y conserve, en pensant à toi, en rêvant de ton retour entre mes bras. Tu mourras au combat, et moi je me noie dans les eaux froides d'un fleuve sale, loin de toi. Ton fantôme ne me poursuivra plus. Ton reflet m'apparaît une dernière fois dans une vague qui me balaye. Chanel a tué sa plus grande cliente.

# Posté le mardi 03 novembre 2009 17:04